Dimanche 21 août 2022. Après presque deux semaines de retard, nous recevons un signal de la société de transport. Nous pouvons faire passer la douane à nos vélos le lundi matin, à 8h00 précise (!). Nous imaginons déjà en prendre possession tout de suite. Ce sera quelques heures plus tard que nous déballons les cartons dans l’entrepôt du transporteur et remontons les vélos, remorques et panneaux solaires, sous le regard étonné des employés. Tous feront subrepticement un passage afin de voir ces drôles de vélos.

Je comprends assez vite que nos engins attirent non seulement la curiosité, et également la sympathie. Depuis lors, il n’y a pas un jour sans que nos équipages ne suscitent des questions; nous nous faisons arrêter au bord de la route; la gazette locale de Coleman en fait un article, le compte facebook d’un hotel où nous logeons et les entreposons dans le hall à Cronwnest Pass les mentionne, etc

Bref, lundi 22 août à 16h, nous nous lançons dans la traversée de Calgary; j’avais eu le sentiment d’une ville impersonnelle, nous découvrons un ville dynamique et moderne; je place cette modernité notamment dans l’existence d’une superbe piste cyclable qui nous mènera de Calgary Airport au sud-ouest de la Ville, sans croiser de véhicules ou presque. Un tronçon cool de 33 km.

Le lendemain, nous quittons notre airbnb à l’aube, un trajet de 110km nous attend, qui nous mène des plaines de Calgary vers les Rocheuses. Premiers tests de dénivelé avec nos engins, puisque nous passerons un col à 2.500 mètres; il fait nuageux, et je reste inquiet de l’absence de recharge solaire. Je pense avoir besoin de quelques jours d’ensoleillement successifs pour me détendre sur la question.

Ne dit-on pas que le troisième jour est toujours « difficile » ? Effectivement, les premiers problèmes techniques apparaissent. Par accident, nous créons un court-circuit sur une des batteries; finalement, plus de peur que de mal; la batterie n’est pas hors service, juste un des deux pôles est HS, ce qui signifie qu’elle ne peut plus (pour l’instant) à la fois charger et distribuer du courant; uniquement l’un ou l’autre. Nous avançons pas à pas, çàd isolons le problème et nous e règlerons si la nécessité s’impose…

« Les emmerdes, ça vole toujours en escadrille » (J. Chirac); le contrôleur de Valérie grille. Nous nous y attendions puisque nous en avions pris deux de rechange; une histoire de commerce international, de pièces chinoises à bas prix, etc. Cela nous donne l’occasion de rentrer en contact avec Grin Tech, la société canadienne inventeur de la technologie emportée sur nos vélos (moteur, contrôleur, cycle analyst, shunt, etc) (basée à Vancouver).

Bref, le troisième jour, après 56 km, nous choisissons d’établir notre tente dans un (premier) camping, et de profiter du reste de l’après-midi afin de faire un premier contrôle technique.

Le nouveau contrôleur placé sur le vélo de Valérie fonctionne; ouf ! car il s’agit du « cerveau limbique » du vélo (du moteur) (le cerveau néo-cortex étant le cycle analyst, que nous contrôlons au départ de notre guidon).

Encore faut-il que ce nouveau contrôleur soit paramétré correctement. Au sortir du camping, nous nous lançons dans notre première longue distance (110 km) totalement unpaved (en gravel). Le décor est fabuleux, le soleil joue encore en cache-cache, et le dénivelé est bien présent.

Mon contrôleur montre aussi des signes de faiblesses; nous décidons ce soir-là de retrouver un hôtel au pied de la Crownest Pass; le comptoir de l’hotel escaladé avec nos vélos, et grâce à l’aide inestimable de Guillaume (Declic-Eco), un samedi soir (sur la terre…, pour les connaisseurs de Francis Cabrel), ainsi que grâce à la gentillesse de la réceptionniste de l’hôtel dont nous avons monopolisé un pc plus d’une heure, nous parvenons à paramétrer les deux contrôleurs.

Ces premiers problèmes techniques nous aurons absorbés et stressés; nous le savions, néanmoins, ils poussent sur nos points faibles, et cela reste désagréable…

A sept jours de nos premiers coups de pédale, nous traversons ce 28 août la frontière des Etats-Unis.

Nous gardons du Canada un excellent souvenir; les photos des montagnes parlent d’elles-mêmes; nous ne pouvons oublier la gentillesse des personnes qui nous ont hébergé (au premier rang desquels évidemment Cat et Taro), de ceux rencontrés dans les campings ou autres logements, ou au bord de la route.

Nous nous sommes toujours sentis en parfaite sécurité (y compris dans la circulation), respectés comme cyclistes, comme touristes; nous sommes admiratifs devant l’organisation que recouvre le pays (propreté, sens de la nature, malgré les mines de charbon toujours en activité dans certaines zones traversées, ou l’exploitation forestière).

Bertrand

3 Replies to “On the road again”

  1. Les amis, merci pour votre blog et les photos. Cela nous permet de voyager avec vous. Cela a vraiment l’air top. Bisous et bonne route

  2. Bien chers Bertrand et Valérie. Tres Impressionné et admiratif..(surtout de Valérie évidemment…pedaler pendant 1 an avec son Bertrand…..dans le dos….Courage Valérie….ça va aller!!🤭🤭)
    Bravo pour cette belle et grande aventure à 2.je vous souhaite de la vivre pleinement avec joie et légèreté. Nb.une petite explication sur le rôle de votre « controleur »me serait bien agréable!
    Bon vent à VOUS!PATRICK

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